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vendredi 18 avril 2008

Il était une fois un vieil homme

Les lecteurs de la bibliothèque se prêtent avec gourmandise à un jeu d'écriture autour du thème « la route du cacao ». Voici leur production à découvrir et à déguster sans modération. Si ces lectures vous ont ouvert l'appétit, pourquoi ne pas venir écrire à votre tour ?

Il était une fois un vieil homme qui prenait le soleil à la terrasse d'un café accompagné de son fidèle compagnon.
- Quelle belle journée aujourd'hui, allez je vais m'offrir un coca, et puis non, plutôt une glace au chocolat et un baba au rhum. C'est bon d'être gourmand, n'est ce pas Léon ? Celui-ci ne sembla pas être choqué outre mesure, partageant souvent ses mêmes goûts.
Mais que se passe-t-il soudain ? Pourquoi cette agitation subite autour d'eux.
- Ah ! Je comprends, dit notre vieil homme, c'est l'actualité sportive du jour qui déclenche toute cette passion au sein des autres consommateurs.
- Ne penses-tu pas Léon que toute cette agitation n'est pas bonne pour nous et que nous ferions mieux d'aller nous promener. Avant de partir, il lui demanda ce que voulait dire "ils verront merveille" crié par plusieurs des supporters du bistrot.
- Mais trop content de suivre son maître, Léon ne lui répondit pas.

vendredi 11 avril 2008

Si je devais ramener ma vie à un seul fait

Les lecteurs de la bibliothèque se prêtent avec gourmandise à un jeu d'écriture autour du thème « la route du cacao ». Voici leur production à découvrir et à déguster sans modération. Si ces lectures vous ont ouvert l'appétit, pourquoi ne pas venir écrire à votre tour ?

Si je devais ramener ma vie à un seul fait, je parlerais de cet échec amoureux, qui fut en réalité une véritable déroute.
Certes, notre histoire n’était pas de tout repos, elle n’était pas de ces chimères dont sont faits les rêves. Mais de là à m’annoncer notre rupture devant cette grange noyée de pluie… Et pour couronner ma débâcle, en tentant de la retenir, je glissais sur une peau d’orange et sombrais dans la boue.

Bien des années plus tard

Les lecteurs de la bibliothèque se prêtent avec gourmandise à un jeu d'écriture autour du thème « la route du cacao ». Voici leur production à découvrir et à déguster sans modération. Si ces lectures vous ont ouvert l'appétit, pourquoi ne pas venir écrire à votre tour ?

Bien des années plus tard, le paysage avait à peine changé, car la Dent de Crolles, la chaîne de Belledonne et le massif de la Chartreuse étaient toujours là, magnifiques de tranquillité, quasi-éternels...
Mais devenue à l'abri du besoin, elle était allée au pays des Koalas et y avait trouvé le Wallalah...

Il a oublié quelque chose.

Les lecteurs de la bibliothèque se prêtent avec gourmandise à un jeu d'écriture autour du thème « la route du cacao ». Voici leur production à découvrir et à déguster sans modération. Si ces lectures vous ont ouvert l'appétit, pourquoi ne pas venir écrire à votre tour ?

Il a oublié quelque chose. Il a oublié d'aller acheter du chocolat. Il a oublié car il s'est brûlé le sang. Son ami est commerçant et il vend des habits. Celui qui vend des habits a un papa qui a un Koala. Celui qui travaille dans un commerce est palot.

Sur le grand paquebot ... (3)

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Sur le grand paquebot, le cacatoès se sentait ailleurs comme dans une retraite. Il oubliait ce sentiment de déroute, tout ce caca sortant du tacaca des mitrailleuses. Pourtant, sa tata l'avait prévenu : la matière dont sont faits les rêves ne résiste pas au réel. Il avait essayé, quitte à être débouté au débotté par le chat botté.


On ne sait rien de soi

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On ne sait rien de soi hélas, et on essaie toutefois à tout moment de savoir à quoi on ressemble vraiment. En tout cas, je vous le conjure, c'est ma quête... Parfois, c'est la déroute.
Je ne sais plus où j'en suis : en hiver, j'ai besoin de l'alternance chaud-froid, le feu et le chocolat m'aident à l'introspection... mais bon, hier, avec le printemps, je sentais que tout ce vert nouveau me rendait ivre et m'aidait à savoir un petit peu plus dans quel état j'erre !

jeudi 10 avril 2008

Il était une fois un vieil homme

Les lecteurs de la bibliothèque se prêtent avec gourmandise à un jeu d'écriture autour du thème « la route du cacao ». Voici leur production à découvrir et à déguster sans modération. Si ces lectures vous ont ouvert l'appétit, pourquoi ne pas venir écrire à votre tour ?


Il était une fois un vieil homme, qui désirait et peut-être pour la dernière fois, suivre la route qui le mènerait à son chocolat au lait. Un bon demi-litre de chocolat ambré, c'était le paradis.

Ainsi se disait-il « la voie me sera ouverte ».

mardi 8 avril 2008

Je ne suis pas un voyageur

Les lecteurs de la bibliothèque se prêtent avec gourmandise à un jeu d'écriture autour du thème « la route du cacao ». Voici leur production à découvrir et à déguster sans modération. Si ces lectures vous ont ouvert l'appétit, pourquoi ne pas venir écrire à votre tour ?

Je ne suis pas un voyageur et pourtant je rêve de voyages.

Partir pour humer l'air des contrées lointaines.

Respirer le parfum des embruns douceâtres de l'onde amère, la mer...bleutée.

Marcher sur les dunes mauves dans le sillage des étoiles et des oiseaux pour atteindre les champs irisés de cacaoyers.

Me retrouver dans la maison familiale de mon ami pour savourer l'excellence de son cacao.

Déguster la boisson des délices, veloutée, voluptueuse.

Flatter mon palais du goût ineffable et séduisant du chocolat : n'est-ce pas un beau voyage ?

Alors, pourquoi tant d'amertume ?

vendredi 4 avril 2008

Sur le grand paquebot ... (2)

Les lecteurs de la bibliothèque se prêtent avec gourmandise à un jeu d'écriture autour du thème « la route du cacao ». Voici leur production à découvrir et à déguster sans modération. Si ces lectures vous ont ouvert l'appétit, pourquoi ne pas venir écrire à votre tour ?


Sur le grand paquebot qui me ramenait d'Afrique, je ne pouvais oublier le paysage que j'avais laissé derrière moi. Tout me ramenait à cette plantation où j'avais passé mes jeunes années, malgré la sueur à extraire le cacao de cette plante, comme un négrier.

Maintenant ce monde est en cours d'abolition car la possession et l'exploitation de ce continent éveillent les passions et les convoitises.

Que retrouverai-je à mon retour ?

Il n'avait que son adresse...

Les lecteurs de la bibliothèque se prêtent avec gourmandise à un jeu d'écriture autour du thème « la route du cacao ». Voici leur production à découvrir et à déguster sans modération. Si ces lectures vous ont ouvert l'appétit, pourquoi ne pas venir écrire à votre tour ?


Il n’avait que son adresse : 18 rue du Chocolat.

Ce n’était qu’un infime indice mais Alain ne se laissa pas abattre. Il s’installa devant son ordinateur et commença à faire des recherches sur le chocolat dans la région.

Et à sa grande surprise, il découvrit qu’à la fin du 19ème siècle, dans le village de Rivoir on pouvait trouver une chocolaterie. Une chocolaterie qui avait eu son heure de gloire pendant plusieurs années. Sa renommée était liée à un des chocolatiers qui y oeuvrait, M. Grégoire. Un personnage haut en couleurs, un véritable artiste…

Il adorait son métier, et prenait beaucoup de plaisir à faire connaître son chocolat. Une fois par mois, les gens étaient invités à venir goûter de nouveaux chocolats et à donner leur avis. Les villageois appréciaient cet échange et c’est avec beaucoup d’entrain qu’ils se mettaient en marche sur le sentier de la chocolaterie. Ils étaient toujours fascinés par les arômes qui s’échappaient de la chocolaterie. Leurs papilles en joie, leur nez aux abois, leur palais en émoi ils étaient fins prêts pour la dégustation. Et là les goûts de chacun étaient pris en compte : certains étaient sensibles à la volupté de la pâte de cacao, d’autres recherchaient le fondant du chocolat, d’autres encore son amertume.Les critiques des uns et des autres étaient utiles à M. Grégoire pour oser des mélanges inattendus, de nouvelles recettes, de nouveaux moulages.

Et puis un jour, sans crier gare, on le vit quitter le village, son balluchon sur le dos. Il avait décidé d’aller au Mexique, le berceau du chocolat, pour s’occuper d’une plantation de cacaoyers. Cet arbre, le cacaoyer, le fascinait depuis longtemps et il voulait en percer le secret.

Pendant plusieurs années on n’eut guère de nouvelles de M. Grégoire. Et un jour, alors qu’il était déjà un vieux monsieur, il revint à Rivoir.

Il avait rapporté avec lui une nouvelle variété de fèves et, pendant des jours et des jours, il s’enferma dans son laboratoire pour mettre au point une nouvelle recette. Une recette qui était si extraordinaire, si étonnante, que très vite tout le monde en raffola. Evidemment cela ne manqua de faire des jaloux parmi ses concurrents. Et certains n’hésitèrent pas à utiliser tous les moyens pour mettre la main sur la recette. Mais personne ne réussit jamais, et à la mort de M. Grégoire la chocolaterie ferma ses portes.

Alain, qui avait déjà découvert des trésors aux quatre coins du monde, décida de se rendre sur le champ à cette adresse. Qui sait : les murs, les sols de la chocolaterie n’avaient peut être pas délivrés tous leurs secrets….



Sur le grand paquebot ...

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Sur le grand paquebot

alors qu’il vogue au large

dans le lointain s’efface le paysage

où un chien livré à des rêves riches, noirs, soyeux

suit un voyageur à la trace

Il a senti qu’il a des tracas

sa truffe a rempli cet office

car ce chien est un as

ses pattes aussi le guident

il espère que le voyageur

laissera tomber son sac

patatras !

pour qu’enfin du chocolat dégringole

et le comble.